Deny, allégories de la liberté et de l'égalité, 1789, Musée Carnavalet, Paris
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lundi 11 mai 2015
mercredi 6 mai 2015
samedi 11 avril 2015
Documentaire: Christophe Colomb et le nouveau monde
Documentaire en sept épisodes sur Christophe Colomb et son expédition. Le film n'aborde pas la seule personne de Colomb, les causes et les conséquences des grandes découvertes sont abordées. En somme, un bon outil d'approfondissement du cours.
samedi 28 mars 2015
Les représentations de la chute de Constantinople
Fresque d'un monastère, Moldavie, 1537
Fresque d'un monastère, Moldavie, 1537
Miniature, Bertrandon de la Boquière, Lille, 1455
Miniature, Philippe de Mazerolles, 1475
Huile sur bois, 1499, auteur inconnu
Mosaïque ottomane, 1475, Mehmet II reçoit les clés de Constantinople de la main du patriarche orthodoxe
vendredi 6 mars 2015
Devoir facultatif
Devoir maison facultatif disponible sur demande via e-lyco ou courriel (analyse paysagère du littoral de Lagos)
mercredi 4 mars 2015
le Palazzo Publico, un palais communal italien
"Le triomphe de l'indépendance des commues italiennes entraîne, dès le XIIe siècle, une vague de construction d'édifices publics. leurs noms sont souvent fonction des instituions nouvelles crées par les villes triomphantes. pendant deux siècle, des communes italiennes vont prospérer, les palais communaux sont le symboles de ce dynamisme"
Les palais publics dans les communes italiennes (XIIe - XIIIe siècles), congrès é des historiens médiévistes , 1980
Les Bastides
Entre le XIIe et le XIIIe siècle, des seigneurs fondent de nouvelles villes sur leurs domaines pour affermir leur emprise sur les terres. Ils attirent des paysans en leur cédant une maison et une parcelle à cultiver. Ces villes nouvelles sont les Bastides (d'où leurs noms, Villeneuve, Villedieu, Villefranche,...). Ces villes sont construites selon un plan régulier, avec des rues symétriques et une place centrale pour le marché.
Villefranche
Place du marché d'une Bastide
vendredi 13 février 2015
Petit exercice personnel
La résurrection des morts. Miniature tirée d'une traduction de La cité de Dieu de Saint Augustin, XVe siècle
Identifiez et replacez ces personnages sur la miniature:
-Jésus-Christ
-Les apôtres
-Marie et Joseph (parents de Jésus)
-Les anges sonnant le jugement dernier
-Les anges portant les symboles du sacrifice du prophète des chrétiens
-La résurrection des morts
-Les quatre évangiles
Suite à cette identification, construisez une description de la miniature et tentez de montrer en quoi elle illustre les croyances chrétiennes au moyen âge (publication de vos propositions sur le blog anonymement ou pas...)
jeudi 5 février 2015
Le tympan de Conques en images
Le tympan de Conques
Jésus en "Christ-Roi" au coeur du jugement dernier
Les élus
Les damnès
Le chevalier avare
Le menteur
Les portes de l'Enfer et du Paradis
Un ange sonne la fin des temps
vendredi 30 janvier 2015
DM facultatif, utiliser le langage cartographique
Imaginons une île idéale... Située au large de la mer des Caraïbes, elle profite d’un climat tropical propice au développement d’activités touristiques et agricoles.
Notre île, vue du ciel, prend une forme tout à fait rectangulaire, longue et d’une largeur modeste. La côte méridionale (au Sud) est tout à fait singulière, elle est très rocheuse alors que le littoral septentrional est bordé de larges plages de sable fin. Le littoral, au Nord, est ainsi très prisé des touristes. Un ruban d’hôtels de luxe court sur la côte. Ils proposent des activités variées, principalement liées aux sports nautiques (nombre d’entre eux possèdent de petits ports de plaisance) mais aussi des golfs, des terrains de tennis…
La capitale, Costa Negra, est de fait la seule grande ville du pays, elle se situe tout à fait à l'Est, à quelques kilomètres de la plage. Son aéroport international est pour le moment le seul de l’île, c’est la porte d’entrée des touristes. Son port concentre des activités industrielles (raffineries de pétrole, usines sidérurgiques, chantiers navals…). Les vents repoussent régulièrement les fumées vers le Sud, la pollution industrielle n’incommodant ainsi que peu les touristes des plages du Nord.
Le centre de l’île est couvert d’une chaîne montagneuse (altitudes moyennes autour de 1500 m, le sommet le plus haut, un volcan endormi depuis deux siècles culmine à 2367 m) à la végétation dense. Cet espace est délaissé malgré les quelques touristes qui y effectuent des randonnées pédestres. Les flancs du massif montagneux sont, quant à eux, très anthropisés, de nombreux villages d’agriculteurs se succèdent au milieu des champs de canne à sucre, des plantations de café et de cacao et des vergers (bananes, mangues, ananas…). La terre, longtemps fertilisée par le volcan, permet en effet de développer une agriculture très productive.
Le Sud de l’île est beaucoup moins prospère, le tourisme n’y est pas développé (manque d’axe routiers, plages difficiles d’accès…). Les villages s’y vident, les jeunes quittent les terres peu fertiles pour travailler dans les grands complexes hôteliers. Certains s'essayent même à l'aventure
étasunienne. Récemment, le gouvernement a lancé un plan d’aménagement du territoire afin de redynamiser cet espace. l’Etat a délocalisé certaines administrations dans la petite ville de Los Reyes à l’extrémité occidentale de la côté sud et y a ouvert un musée de la colonisation (l’île a été colonisée par les espagnols de 1502 à 1881). Un Hôtel a été construit, spécialisé dans les activités « à sensations » : parapente, plongée sous-marine, rafting dans le torrent qui dévale la montagne pour se jeter dans lamer… une autoroute, reliant la Costa Negra à Los Reyes est en projet (mais le tracé pose problème), un petit aéroport est en construction…
Or, ces initiatives suffiront-elles à relancer le Sud ouest de l’île ?
2 - Regroupez-les par thème et organisez-les dans une légende.
3 - Choisissez les figurés appropriés pour chaque information sélectionnée.
4 - Réalisez le schéma : tous les figurés sélectionnés dans la légende doivent apparaître sur le
schéma. N’oubliez pas de mettre les quelques noms dont vous disposez (noms des villes).
Exercice à rendre en mardi dernier délais...
samedi 24 janvier 2015
Expériences d'écoquartiers
EVA Lanxmeer en Hollande
BedZed en Angleterre
Vauban en Allemagne
Missira au Mali
Le projet Masdar à Abu Dhabi
jeudi 15 janvier 2015
Bogota : un modèle de révolution urbaine
Colombie. Durant son mandat de
maire, Enrique Penalosa a transformé Bogota en donnant la priorité à l’humain
et à la convivialité. Cette capitale est maintenant prise en exemple un peu
partout.
Au milieu des années 1990, Bogota
était un infierno, un enfer. En 1995, 3363 personnes y sont mortes
assassinées et près de 1400 dans des accidents de la circulation. La ville
souffrait alors des conséquences cumulées de dizaines d’années de guerre
civile, de l’explosion démographique et de l’absence de réflexion urbanistique.
Dans les quartiers riches, les habitants clôturaient les parcs publics. Les
voitures se garaient sur les trottoirs. Côté pollution atmosphérique, Bogota
faisait concurrence à Mexico. Les travailleurs habitant dans les bidonvilles du
sud de la ville effectuaient 4 heures de trajet par jour pour se rendre dans
les quartiers aisés du nord et en revenir. En 1997, l’Agence japonaise de
coopération internationale avait préconisé un vaste réseau de voies rapides
surélevées pour soulager le trafic. Comme de nombreuses métropoles du
tiers-monde, Bogota considérait alors les banlieues nord-américaines comme un
modèle de développement.
Le vent tourne avec l’élection
d’Enrique Penalosa, en 1998.
« Une ville peut être faite
pour les gens ou pour les voitures mais pas les deux à la fois, c’est
impossible », annonce alors le maire. Il enterre les projets d’autoroutes urbaines et injecte les milliards
économisés dans la construction d’écoles et de bibliothèques, ainsi que
dans l’aménagement de parcs, de pistes cyclables et de l’avenue piétonne la
plus longue du monde.
Il augmente les taxes sur l’essence
et interdit aux automobilistes de se
servir de leur voiture plus de 3 fois par semaine pendant les heures de pointe.
Enfin, sur les principales artères de la ville, il accorde la priorité au
Transmilenio, un système de bus propre inspiré de celui de Curitiba, au Brésil.
Ses administrés sont à deux doigts
de le destituer ; les commerçants sont fous de rage. Pourtant, au terme de ses
trois années de mandat, M. Penalosa est extraordinairement populaire et le
succès de ses réformes est salué par tous : il a fait de Bogota une ville
beaucoup plus équitable, plus vivable et plus efficace. Un visage d’autant plus
radical que M. Penalosa n’est pas un adepte du socialisme populiste qui gagne
une grande partie de l’Amérique latine. Fils d’un politique et homme d’affaires
colombien, il a fait des études d’économie à l’université Duke, aux Etats-Unis.
Il a intitulé son premier livre : Capitalismo : la mejor opcion [le
capitalisme : la meilleure solution].
Pourtant, alors qu’il est consultant
en management, puis, plus tard, conseiller économique du gouvernement
colombien, le doute s’installe dans son esprit. « J’ai compris que
nous, pays du tiers-monde, ne rattraperions pas les pays développés avant deux
ou trois siècles, se souvient-il. Si nous mesurions notre progrès
uniquement en termes de revenu par habitant, nous devrions nous résoudre à
n’être qu’un pays de deuxième voire de troisième catégorie, ce qui n’est pas
une perspective très excitante pour nos jeunes. Il fallait donc trouver un
autre critère de mesure. Et je crois que le seul valable, c’est le
bonheur. »
Et comme le note John Helliwell,
professeur émérite à l’université de Colombie-Britannique, au Canada, et
spécialiste de l’économie du bien-être, les espaces publics qui offrent aux
gens la possibilité de passer ensemble des moments agréables génèrent plus de
bonheur que ceux qui, comme les rues encombrées, engendre animosité et
agressivité.
En introduisant la notion de bonheur
dans l’espace urbain, M. Penalosa semble vraiment avoir rendu ses administrés
plus heureux. Le taux d’homicide a chuté de 40% au cours de son mandat et
continue de reculer. Même chose pour les accidents mortels de la circulation.
Qui plus est, la vitesse du trafic aux heures de pointe, est aujourd’hui trois
fois plus élevé qu’auparavant. Et ces changements ont visiblement transformé
l’état d’esprit des gens. « L’image de la ville a changé » souligne
Ricardo Montezuma, urbaniste à l’Université nationale de Colombie. « Il
y a 12 ans, nous étions 80% à être pessimistes quant à notre avenir.
Aujourd’hui, nous sommes majoritairement optimistes« , constate-t-il,
sondage Gallup à l’appui.
Le meilleur endroit pour observer
ces transformations, ce sont les quartiers défavorisés du sud, ou quelques 80
000 migrants affluent chaque année. Ici la plupart des rues ne sont pas
goudronnées, mais une avenue réservée aux piétons traverse les taudis en brique
rouge de Ciudad de Cali. C’est là que Fabian Gonzalez, 19 ans, rejoint au lever
du soleil la foule qui part travailler. Il se rend dans l’extrême nord de la
ville, au magasin de bricolage Home Center, où il est caissier. M. Gonzalez,
comme la plupart de ses voisins, va au travail à pied, à vélo et en bus. Sur
son VTT argenté, il emprunte l’une des ciclorutas aménagées par M.
Penalosa jusqu’au Portal de Las Americas, une plate-forme de correspondance où
les pistes cyclables et les voies piétonnes sont reliées au système de bus
express Transmilenio. M. Gonzalez attache son vélo et monte dans le bus en
direction du nord. « Avant, je mettais deux heures pour aller
travailler. Maintenant, il me faut quarante-cinq minutes. »
Chaque semaine, Bogota accueille des
délégations venues des quatre coins du monde à la recherche de solutions
pour les problèmes de circulation de leurs villes. « Avant Penalosa,
les maires étaient terrifiés à l’idée de s’attaquer à la question du partage de
l’espace public car ils redoutaient les réactions des automobilistes »,
se souvient Walter Hook, de l’Institut des transports et du développement
(ITDP) de New York. « Son exemple encourage d’autres maires à lui
emboîter le pas ». Lors d’une conférence destinée à trouver un remède
aux bouchons dans Manhattan, en octobre 2006, M. Penalosa a proposé d’interdire
entièrement les voitures sur Broadway. « Les gens se sont levés pour
l’applaudir », se souvient Rosemonde Pierre-Louis, maire adjointe de
Manhattan.
Si ceux qui conçoivent l’espace
urbain dans le monde en arrivent à applaudir ce coup porté à la voiture, c’est
peut être que nos villes sont à la veille d’un grand changement. Mais, comme le
souligne M. Penalosa, « plus une ville est riche, plus les transports
sont un problème. Ces sont les économies les plus dynamiques qui produisent les
pires villes. »
Charles Montgomery, Courrier International, 2 août 2007
mercredi 14 janvier 2015
Bamako et le développement durable urbain
La réhabilitation du quartier de Sabalibugu, du développement durable?
mercredi 7 janvier 2015
Une mesure pour limiter le gâchis alimentaire?
http://www.dailymotion.com/video/x2e69n9_les-grandes-surfaces-bientot-obligees-de-donner-leurs-invendus-alimentaires_news
jeudi 25 décembre 2014
Visite virtuelle du colisée
https://www.google.com/maps/@41.890072,12.4925342,3a,75y,301.45h,94.23t/data=!3m5!1e1!3m3!1s07gbqMWIg_HId5m7W94qHg!2e0!3e5?hl=en
mercredi 24 décembre 2014
La citoyenneté romaine, une communauté inégalitaire...
L’inégalité des citoyens
Un patron, Virron, invite à
dîner son client Trébius.
En premier lieu, persuade-toi bien que l'invitation que tu reçois est
pour toi le salaire intégral d'une longue suite de services rendus. Le
bénéfice de l'amitié d'un grand, c'est la nourriture [...].
Lui, Virron, il prend en main des coupes où le béryl1 fait saillie. À
toi on ne confie aucun ustensile qui soit en or, ou si
cela arrive
on met à tes côtés un surveillant pour y dénombrer les pierres précieuses et observer tes
ongles crochus [...]. Voici qu'un esclave te présente, en grognant Dieu sait comme, un pain qu'à
peine il daigne rompre, morceaux déjà moisis faits d'une farine compacte sur lesquels la mâchoire
travaille sans réussir à les entamer. Au maître, on en réserve du tendre,
qui est un blanc neigeux et fabriqué avec la fine fleur de froment[...]. Essaie
seulement de desserrer les lèvres, et tu seras traîné par les pieds et déposé dehors [...]. Il y a tant de choses
qu'on n'ose articuler quand on porte un habit râpé ! [...]
Tu te crois un homme libre et le convive de ton «
roi ». Lui, il te
considère comme le prisonnier de la bonne odeur de sa cuisine [...]. C'est l'espoir de bien dîner qui vous dupe [...]. Il a raison de te
traiter ainsi, car si tu es capable de tout supporter, c'est que tu le
mérites. Un beau jour, tu offriras, crâne tondu, les joues à ses soufflets, tu
accepteras la cuisson des coups de fouet : tu seras digne d'un tel festin et d'un tel ami.
Juvénal, Satires, début du IIe siècle.
Des citoyens inégaux
devant la justice
Ceux qui
arrachent ou arasent les bornes ou les arbres marquant des limites, s'ils sont
esclaves et qu'ils l'aient fait de leur propre initiative, sont condamnés aux
mines ; s'ils sont humiliores, ils sont condamnés aux travaux
publics ; s'ils sont honestiores, ils sont relégués dans une
île après confiscation du tiers de leurs biens. [...]
Ceux qui
violent une vierge, non encore en puissance maritale, s'ils sont humiliores, sont
condamnés aux mines ; s'ils sont honestiores, ils sont
relégués dans une île. [...]
Celui qui, en
vue de le livrer au stupre ou d'en tirer plus d'argent, a castré ou fait castrer
un homme malgré lui, qu'il s'agisse d'un esclave ou d'un homme libre, peu
importe, est puni de mort ; les honestiores eux sont déportés
dans une île après confiscation de leurs biens.
Ceux qui
donnent un philtre abortif ou un philtre d'amour, parce qu'il s'agit là d'un
mauvais exemple, sont condamnés aux mines s'ils sont humiliores ; s'ils
sont honestiores, ils sont relégués dans une île après la perte
d'une partie de leurs biens.
Paul (juriste
romain), Sentences, vers 230
La Bible et les privilèges juridiques du citoyen romain : Paul, apôtre de Jésus, bénéficie de la justice impériale.
On allait
attacher Paul pour le fouetter quand il dit au centurion de service : « Un
citoyen romain, qui n'a même pas été jugé, avez-vous le droit de lui appliquer
le fouet ? ». À ces mots, le centurion alla mettre son supérieur au
courant : « Qu'allais-tu faire ! L'homme est citoyen romain ! ». Le supérieur
revint donc demander à Paul : « Dis-moi, tu es vraiment citoyen romain ? » «
Oui, dit Paul [...], je le suis de naissance ». Ceux qui allaient le mettre à
la question le laissèrent donc immédiatement ; quant au chef, il avait pris
peur en découvrant que c'était un citoyen romain qu'il gardait enchaîné.
Actes des
Apôtres, 22, 25-29, fin du Ier siècle.
Paul répliqua
: « Si vraiment je suis coupable, si j'ai commis quelque crime qui mérite la
mort, je ne prétends pas me soustraire à la mort. Mais si les accusations dont
ces gens me chargent se réduisent à rien, personne n'a le droit de me livrer à
leur merci. J'en appelle à l'empereur ! ». Le gouverneur Festus prit alors
l'avis de son conseil et répondit : « Tu en appelles à l'empereur : tu iras
devant l'empereur. »
Actes des
Apôtres, 25, 11-12, fin du r siècle.
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